Son histoire a fait émule, son talent a fait pallir la planête tennis, les spécialistes sont tombés sous le charme, sa maturité, sa stratégie sur un terrain mettaient KO ses adversaires, plus agés. Richard Gasquet aura accumulé succes story, trophés, tournois, félicitations, acclamations, et autres.
Pourtant, aujourd'hui, on ne parle plus de Richard Gasquet comme un enfant prodige. A l'âge d'or de la rentrée dans sa vie d'adulte, Richard connait probablement le plus mauvais ressort d'une succes story. Du répondant, de l'humanité, de la sincérité, pour celui qu'on disait peu ambitieux et pas sur de lui, il aura déclencher en deux ans près autant de tempêtes qu'en 12 années passées sous les feux des projecteurs. La fin d'un conte de fée.
2008 aurait du marqué l'apogée d'une carrière. Le top 5 était autant à portée de mains. Mais voilà, de mois en mois, le prodige s'est écrasée, d'abord sur un court, puis sur table. Les journalistes n'ont pas attendu pour le mattraquer. Les observateurs non plus.
Richard le savait. Il n'avait pas droit à l'erreur, encore moins à planté une saison. Pourtant, ce qui s'est passé est delectable. Il a pété les plonds, ou plutôt pris enfin conscience du danger d'être une vedette. Enscencé à un point inimaginable, il avait de nouveaux fait des émulations en 2005 à Monte-Carlo. Le réveil du prodige. Mais depuis, outre deux finales en Masters Series, une demi-finale en Grand-Chelem, une participation au Masters, et 5 titres, Richard touche le fond. Ou plutot c'est son histoire qui se casse la figure. Si sa réelle identité n'a jamais été révélée, Richard a accumulé les déboires d'une vie personnelle mouvementée.
Car au delà du talent, c'est aussi sa vie qui est en jeu. Celle qui en 22 années écoulées n'a connu que peu de répit pour se mettre en place. On ne devient pas le champion de la France de demain. On apprend à l'être.
Or Richard n'avait à l'époque ni la maturité, ni la conscience des évènements (vu son age...), ni la connaissance d'une notoriété qui le dépassait. Tout cela lui revenant dans la gueule aujourd'hui.
Cela pouvait forcément se comprendre, mais le comportement des parents est d'autant plus déroutant.
Comment avoir pu laisser un jeune garçon de 10 ans au prise d'un milieu qu'il ne connaissait pas et dont il n'avait pas pleinement conscience? Comment avoir laisser faire cela, sachant que Richard allait grandir avec une notoriété complétement ahurissante?.
Au fond, personne ne pouvait trouver meilleure solution, sauf laquelle de le laisser tranquille, de l'aider dans l'apprentissage, de ne pas le laisser se faire avoir. Car si tout lui revient aujourd'hui, c'est parce que tous ceux qui ont cru en lui, en l'espoir d'un champion futur N.1 mondial, on vite pris part à l'autre camp. Celui ci, opposition aux médias et à la poussée du milieu, on vu grossir les rangs.
Aujourd'hui peut-on encore considérer Richard comme un prodige? La réponse n'a pas encore été réellement induite, mais tant qu'il n'aura ni Grand Chelem dans la poche, Richard aura la conscience d'un prodige déchu. Gaché? Non, on ne peux pas encore dire cela. Son talent est certain, porté par un jeu magnifique, et d'un revers à une main considérer comme l'un des plus beaux du monde. Mais à l'heure ou le tennis se porte vers la combativité, la victoire, et non plus le jeu et le geste, Richard reste un des derniers bastions d'un talent qui tient la route.
Alors que peut on prédire pour 2009? Le mieux est pour Richard de reprendre les choses dans l'ordre. Le mieux est de passer outre les critiques, et de faire l'inverse de ce qu'on lui dit. Difficile à l'instant de conclure, car la saison va se finir très vite, mais voilà, les années passent et Richard le sait. Il a encore de belles années devant lui, mais il ne devra tarder. Sa survie sur la sphère tennis passe par une régularité au plus haut niveau. Sans baisser les bras. Sans de défaites trop lourdes. Sans de désillusions. Sans peine.
Mais avec de la maturité. Avec du travail. Avec de l'envie. Avec ceux qui sont derrière lui.
Richard n'a pas encore dit son dernier mot....
